Petite (et perturbante) histoire des castrats

Grandeur et décadence. Caprices de stars et rôles sur-mesure. Au XVIIIe siècle, l’Europe s’emballe pour le “phénomène castrat”.

Petite (et perturbante) histoire des castrats
Représentation du castrat italien Marchesini (1754 – 1829), en costumes de scène, © AFP

Quel drôle de cas que celui des castrats… Si on ne trouve plus aucun chanteur de la sorte aujourd’hui (et c’est tant mieux), ils ont été célébrés et adulés par le public européen pendant près de deux siècles, inspirant les œuvres de grands compositeurs tels que MonteverdiHaendel ou encore Rossini.

Retour sur les origines, les heures de gloire et la décadence de la troisième voix, celle des chanteurs castrats.

Article de France musique du jeudi 25 janvier 2018

Aux origines du mâle

Un castrat est un chanteur (de sexe masculin) dont la voix n’a pas mué parce que ses glandes génitales ont été ‘castrées’, c’est-à-dire retirées par opération chirurgicale entre l’âge de 7 et 12 ans. Son appareil vocal ne s’est pas développé tandis que le reste de son corps a bien grandi pour atteindre sa taille adulte.

Le plus célèbre des castrats italiens, Carlo Broschi (1705 - 1782), dit Farinelli.
Le plus célèbre des castrats italiens, Carlo Broschi (1705 – 1782), dit Farinelli. , © AFP / Costa

Dans l’Antiquité, selon certaines croyances ou rituels, certains hommes se privent (eux-mêmes, vraisemblablement) de leurs parties génitales. De l’autre côté du globe, dans la Chine impériale, la castration est aussi bien employée comme punition que stratégie politique. En effet, on considère que les hommes privés de leurs ‘parties’ et qui ne peuvent donc pas féconder sont de parfaits conseillers : dévoués mais sans aucune velléité à prendre le pouvoir. En savoir +


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