VOIX D’EUROPE

 

Petra Magoni – Ferruccio

Parfois le hasard fait bien les choses. C’est l’histoire de Musica Nuda, duo génial né de la rencontre inopinée de Petra Magoni (voix) et Ferruccio Spinetti (contrebasse). En 2003, Ils se croisent sur les scènes italiennes.
À cette époque Petra Magoni souhaite faire un mini-tour de chant dans des petits clubs italiens de sa Toscane natale et commence à répéter avec un ami guitariste mais la veille du premier concert, ce dernier tombe malade. Petra, au lieu d’annuler le concert, demande à Ferruccio s’il accepterait de le remplacer au pied levé. Lui, inconscient, accepte.
Ce concert quasi improvisé remporte un tel succès que les deux acteurs de ce « Voice’n Bass » se constituent en quelques semaines un répertoire de chansons qu’ils aiment. Ils enregistrent dans la foulée leur premier album « Musica Nuda » dans un studio proche de Pise, et le tout… en une après midi ! Musica Nuda qui devient donc naturellement le nom de leur concept musical, du groupe qu’ils forment à deux.
Son nom l’évoque, Musica Nuda c’est la musique mise à nue, l’art de déshabiller des œuvres musicales, qu’elles soient connues ou non, qu’elles appartiennent au répertoire Lyrique, Jazz, Pop ou Soul, pour n’en retenir que la substantifique moelle. C’est aussi l’art de réhabiliter le « silence musical », clé essentielle et si souvent oubliée de l’émotion, l’art enfin de se confronter avec complicité et humour dans une joute musicale sensible opposant deux extrêmes : une voix touchée par le ciel et une contrebasse génialement anachronique.

 

Denez Prigent

Denez Prigent, né le 17 février 1966 à Santec dans le Finistère, est un auteur-compositeur-interprète français de chants en langue bretonne. Ses genres de prédilection sont le kan ha diskan, chant et contre-chant à danser, et la gwerz, chant dramatique racontant un fait historique ou un conte emprunté à la mythologie celtique. Depuis ses débuts sur scène à seize ans, il s’est fait connaître en interprétant des chants traditionnels a cappella, puis en renouvelant la musique bretonne par des textes originaux accompagnés d’une musique mêlant instruments acoustiques et échantillons électroniques. Auteur de quatre albums studio, d’un live ainsi que d’un Best Of, il donne régulièrement des concerts en France et dans d’autres pays.

 

Urs Karpatz

C’est le PLURALISME qui caractérise le mieux cet  ensemble polyphonique et polyrythmique, un pluralisme vocal et musical, nourri du métissage des influences géographiques de chaque individualité du groupe.
Les VOIX TSIGANES d’URS KARPATZ interprètent en Romanes, la langue des tsiganes un répertoire de grande qualité, écho de leur culture d’origine, notamment avec leurs chants lents (laki ghili) au parler vrai, tout en émotion, et également avec leurs chants festifs (maki ghili), chants à danser dont ils font la démonstration pour le plus grand plaisir du public.Ce style d’interprétation se retrouve couramment chez les gitans du Rajastan et d’Andalousie.
Leur répertoire ATYPIQUE orienté sur les VOIX est à la fois fidèle au grand creuset traditionnel tsigane qui s’étend de l’Europe Centrale au Nord de l’Inde via les Balkans, mais concilie également des compositions ou des adaptations plus personnelles affirmant l’identité du groupe. Les instruments des talentueux musiciens mettent judicieusement les voix en valeur.

 

La Mal Coiffée

Six  voix de femmes ou quand le chant populaire rencontre la chair et reprend du souffle… Quand la polyphonie pousse son coup de gueule. Depuis sa création (fin 2002) la Mal Coiffée garde le cap et renforce son identité. En puisant dans les chants populaires occitans, elle se taille un répertoire à la mesure de son énergie… électrique.
Suite à la sortie de son premier album « Polyphonies Occitanes » (Modal / l’Autre Distribution) en juin 2007, la Mal Coiffée s’est produite plus de 200 fois en concert et a fait ses premières apparitions remarquées à la télévision et en radio (Le Fou du roi, Tenue de soirée…).
Forte de ces premiers succés, La Mal Coiffée a sorti son nouvel album « A l’agacha » (label solidaire Sirventés/l’Autre Distribution), le 12 octobre 2009. Avec ce 2ème opus, elle montre qu’elle est déterminée à continuer l’aventure avec la même rigueur et le même enthousiasme.

 

Cristina Branco

De sa voix pure et légère, la chanteuse Cristina Branco a su raviver les couleurs du fado et exhumer l’héritage culturel portugais. Elle ouvre ses horizons en Y glissant judicieusement de nouvelles sonorités, comme sur le merveilleux disque Abril (2008), tout en livrant aussi certaines de ses compositions originales.
Née en 1972, Cristina Branco grandit à Almeirim, petit village portugais situé au nord de Lisbonne, dans un pays où la révolution des œillets de 1974 a laissé des traces, où la « Reine du fado » Amalia Rodrigues se voit empêchée de chanter et où cette musique appartient désormais au passé.

 

Arto Tuncboyaciyan

Né dans un petit village près d’Istambul (Turquie), en 1957 d’origine arménienne, Arto Tuncboyaciyan  est un multi-instrumentaliste d’avant-garde aux tendances folk généralement méconnu. En effet, on peut l’entendre sur plus de 200 enregistrements en Europe avant même qu’il commence sa carrière aux États-Unis, où il jouera avec des grandes légendes du jazz comme Chet Baker, Al Di Meola, Joe Zawinul, de même qu’avec Paul Winter.
Profondément attaché à la culture arménienne (il fonde notamment le groupe Armenian Navy Band et co-fonde le duo Serart avec Serj Tankian) il n’hésite cependant pas à élargir ses horizons en travaillant avec la chanteuse turque Sezen Aksu et le groupe heavy metal System of a Down (avec lequel il travaillera sur de nombreuses pièces de l’album Toxicity et quelques pièces de Steal This Album! en jouant de nombreux instruments et en chantant).

 

Corou de Berra
Direction Michel Bianco

Les Alpes Méridionales sont le creuset où viennent se fondre des cultures fortes, enracinées, vivantes. Habitées depuis la nuit des temps, ces montagnes qui viennent « prendre un bain de pied dans la mer » sont un lieu de passage et d’échange permanents, une terre de haute civilisation. Le chant polyphonique est une  des richesses de ce patrimoine fier, actuel et authentique.
Le Corou de Berra est un choeur polyphonique composé de cinq voix mixtes issu de la tradition. Après plus vingt ans d’activité, des centaines de concerts, 11 CD édités, de nombreuses créations et de nombreuses ouvertures vers d’autres genres musicaux, le Corou de Berra fait référence en matière de chant polyphonique Alpin ouvert.
Le répertoire du Corou de Berra est en perpétuelle évolution, comme le veut une tradition vivante. Il va du chant traditionnel des Alpes du Sud dans sa plus pure expression jusqu’aux créations contemporaines les plus inattendues. Musique jamais figée, interprétée avec toute la vivacité requise, par des chanteurs en pleine possession de leur culture et de leur art.

 

Rodrigo Leão

Transfuge de Madredeus, groupe emblématique du « novo fado » qu’il a co-piloté avec Pedro Ayres Magalhaes de 1986 à 1994, Rodrigo Leao n’a de cesse de brasser parfums pop, world et classique. Une façon d’affirmer son indépendance musicale, lui qui a toujours mené sa barque en autodidacte, faisant ses premières armes en bon analphabète imitant Joy Division ou Pink Floyd, et dressant sans le savoir des ponts inédits entre british pop et fado.
Depuis, il a collaboré avec Wim Wenders, Beth Gibbons et Ryuichi Sakamoto, ouvert ses influences à Beethoven, Satie et la poésie de Fernando Pessoa. Numéro 1 de sa patrie en 2004 avec le disque Cinéma, Leao affirme un style qui correspond bien au Portugal actuel: à la fois pétri de passé et cerné d’horizons futurs. Les Européens sentimentaux, à l’instar de Pedro Almodovar qui l’a mis sur la liste de ses compositeurs préférés, ne sont pas indifférents non plus.

 

Les Grandes Gueules

Quartet vocal qui défendait déjà une esthétique joyeusement décalée, réunissant autour de Bruno Lecossois des chanteurs ayant chacun leur background propre, ce qui participe à la richesse incomparable du groupe. En 1997, création du spectacle Boby Groove qui revisite l’univers de Boby Lapointe ; puis de Wolfgang Amadeus Bizarre qui mêle Be Bop, Mozart et musique électro-comique. Ce sera en suite Zorg, trio d’improvisation. Puis une première version des Exercices de Style. En 1997, Les Grandes Gueules décrochent leur premier trophée au Tremplin Crest Jazz Vocal. En 1998, le groupe triomphe au 21ème Concours de La Défense avec un double premier prix : pour l’ensemble et pour les compositions de Bruno Lecossois. Les Grandes Gueules sont invitées au Festival d’Avignon puis en Guest aux Victoires de la Musique Jazz. Bruno Lecossois compose alors un projet visionnaire qu’il nomme Absolut Vocal réunissant les richesses de son imagination, sa verve, son humour, son sens du féerique. Avec une apparente désinvolture, Les Grandes Gueules vont révéler tout au long de cette suite musicale, poésie, luxuriance, et surtout nous montrer une identité très forte et un univers à part.

 

LAIS

Laïs (du nom -au pluriel- d’un poème d’amour courtois du Moyen Âge) est un groupe de trois chanteuses flamandes de Kalmthout, Jorunn Bauweraerts, Annelies Brosens, Nathalie Delcroix, constitué en 1996, qui a enregistré son premier disque en 1998. Elles interprètent, majoritairement en vieux flamand ou en français, des chants du répertoire traditionnel de différents pays d’Europe, de la chanson contemporaine (Jacques Brel,…) ou des polyphonies de la Renaissance, ainsi que quelques créations originales, mêlant les influences folk, pop, rock. Elles privilégient le chant polyphonique a cappella et l’accompagnement par des instruments traditionnels, mais aussi mélangés : guitare acoustique et électrique, percussions-batterie, accordéon, cornemuse, flûte, vielle…

 

Anja Garbarek

Anja Garbarek (née le 24 juillet 1970) est une chanteuse norvégienne. Elle est la fille du saxophoniste de jazz Jan Garbarek et a grandi près d’Oslo. Elle est mariée à John Mallison, avec qui elle a eu une fille.
Elle est parfois comparée à Björk avec qui elle a en commun l’audace et l’originalité des arrangements. Une des particularités d’Anja Garbarek est la superposition de sa voix diaphane avec des textes parfois assez sombres, et surtout un arrangement complexe et très travaillé. Son père Jan Garbarek intervient dans ses albums pour l’arrangement ou en tant que saxophoniste, par exemple au saxophone baryton dans Briefly Shaking.
Elle a composée la bande originale du film de Luc Besson Angel-A.
Elle a reçu en 2001 le Spellemannprisen pour son album Smiling and waving.

Tenores di Bitti

Tenores di Bitti « Mialinu Pira » est une formation du canto a tenore de la tradition musicale de l’ile de Sardaigne, reconnue patrimoine oral et immatériel de l’humanité par l’Unesco en 2005.
La formation Tenores di Bitti « Mialinu Pira », qui tient son nom de l’écrivain Michelangelo « Mialinu » Pira de Bitti, est composée de quattre chanteurs sardes. Tous ont reçu une formation de chant traditionnel, après de longues années d’apprentissage et de préparation, ont commencé à réciter des anciennes mélodies sur des piazze, églises et théâtres en Italie et plus particulièrement en Sardaigne. L’un des moments forts de leur carrière fût certainement le concert de Noël pour le Pape Jean-Paul II en 2001, prestation diffusée sur Canale 5. Les Tenores di Bitti ont de même pu établir une réputation à l’étranger dans toute l’Europe, en se produisant dans des pays divers comme les Émirats arabes unis, le Japon, le Brésil, ainsi qu’au Vatican et Israël et Palestine où ils ont chanté dans la Basilique de la Nativité de Bethléem en Décembre 2009.

 

 

 

 


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Written on décembre 26th, 2011 , Voix Tags:

VOIX D’ASIE

 

 

Ani Chöying Drolma

Ani Chöying Drolma est née au Népal en 1971. À 13 ans, elle a rejoint Nagi Gompa, un couvent bouddhiste situé sur les hauteurs de Katmandou. Grâce à son maître Tulku Urgyen Rinpoché, qui lui a enseigné la spiritualité bouddhiste, l’altruisme et le don de soi, Ani Chöying a décidé de se mettre au service des autres. Et de faire tout ce qu’elle peut pour promouvoir l’éducation des nonnes, pratiquement inexistante dans son pays.
C’est ainsi que la Nuns Welfare Foundation (Fondation pour le soutien des nonnes) est née à la fin des années 1990. Et en 2000, c’est son école, Arya Tara School, qui voit le jour, permettant aux jeunes nonnes d’étudier la littérature, les maths, les sciences, et bien sûr la philosophie bouddhiste.
Pour financer son projet, Ani Chöying utilise sa voix. Grâce à sa musique qui mêle chants bouddhistes traditionnels et sonorités du monde entier, elle a conquis un public international : elle a enregistré son premier disque aux États-Unis en 1997, avant de faire le tour du monde et de devenir une véritable star dans son pays. En 2004, elle a été élue meilleure interprète de l’année pour son disque Moments of bliss.

 

Susheela Raman

Née de parents tamouls, Susheela Raman s’installe en Australie à l’âge de quatre ans. Sa mère lui enseigne les fondements de la musique traditionnelle indienne, ce qui ne l’empêche pas d’explorer d’autres styles comme le rock et le blues dans les clubs de Sydney. Retour aux sources après plusieurs années d’errance musicale : Susheela part en Inde, s’inspire de sa richesse culturelle. Elle s’installe à Londres en 1997, atterrit sous les feux de la rampe. Elle doit son succès aux nombreuses influences indiennes de sa musique, décryptables dans son premier album ‘Salt rain’, vendu à plus de 200.000 exemplaires. Après un second album ‘Love Trap’ au succès moins convaincant que le précédent, elle revient en 2005 avec ‘Music For Crocodiles’, album au savant mélange de chant traditionnel et de soul-funk. Encore une preuve – s’il en fallait une – de ses dons exceptionnels.

 

Youn Sun Nah

Fille d’un chef de choeur et d’une cantatrice, Youn Sun Nah naît en 1969 à Séoul et baigne dès lors dans la musique classique. C’est donc en Corée qu’elle fait ses armes et ses gammes jusqu’à obtenir, à l’âge de 23 ans, sa place au sein de l’Orchestre National Symphonique. S’ensuit une carrière nationale de premier plan, qui bientôt semble trop étroite pour contenir son talent.
C’est à Paris qu’elle opère un tournant important. Elle s’inscrit en 1995 au CIM, conservatoire de jazz, où elle étudie le jazz et la chanson et poursuit sur cette voie en se produisant dans des clubs de la capitale française. Seule ou avec son quintet, YSN 5tet, elle se distingue au cours de festivals de jazz de renom à la fois en France (Jazz à La Defense, Jazz à Juan-Les-Pins où elle est élue révélation de l’année en 2005) et en Corée (chanteuse de l’année en 2003).
Depuis 2001, elle publie en moyenne un album par an. Après un retour dans son pays natal où elle crée son label, Bis Music, puis deux albums parus chez Circum Girum, c’est sur le label allemand ACT que la mezzo soprano publie les albums Voyage (2009) et Same Girl  (2010), qui la propulsent au rang de référence du jazz vocal contemporain. Copyright 2010 Music Story Yven Anne

 

Nusrat Fateh Ali Khan

Ses éblouissantes cascades vocales, étonnantes de variations, portées par un harmonium et des claquements de mains, nous invitent a la fois à la spiritualité et la danse. C’est ça Nusrat. Une musique qui apaise l’âme, l’invite à voyager dans un univers chargé de sens et d’harmonie. Un régal pour les oreilles et une thérapie pour l’esprit.
Nusrat Fatheh Ali Khan, le plus grand chanteur pakistanais, était reconnu dans le monde par sa prodigieuse interprétation du « qawwali », chant musulman sacré du XIIème siècle. Ces chants, qui sont en fait des prières, glorifient le nom d’Allah et la foi en lui. « Quand je chante, la distance entre Dieu et moi est moins grande. Cette musique est faite pour se rapprocher de lui » disait Nusrat.
Les chemins du succès allaient le mener d’abord à Paris en 1985, au Théâtre de la Ville, puis un peu partout sur les 5 continents. Le cinéma a également croisé la musique de ce prodigieux chanteur à la tête de poupon et à la corpulence d’un sumo. En 1986, il rencontre Peter Gabriel qui lui propose de participer à la B.O. du film « La dernière tentation du Christ ». Plus tard, le 7ème art allait faire encore appel à lui. Il prêta sa voix dans la B.O. de « Dead man walking » puis de « Tueur né ». Mais Nusrat et sa curiosité à explorer de nouvelles sonorités le firent se frotter au rock et à la techno. Encore avec Peter Gabriel, ce mordu de World Music, grâce à qui il produira 7 albums, dont l’indispensable « Musst Musst » en 1990, remixé par Massive Attack, ou encore le splendide « Night Song » enregistré avec Michaël Brooks en 1996.
Mort à 49 ans des suites de son obésité, Nusrat restera à nos oreilles un phénomène vocal.

 

Sainkho Namtchylak

Sainkho Namtchylak est une de ces chimères à plusieurs têtes, capable d’élever sa voix jusqu’au souffle divin comme de l’enfermer dans un cri primal. Le crâne nu, le corps filiforme, elle ressemble à une rock-star hantée par un esprit mystique, par des traditions ancestrales arrachées au secret pour prendre corps dans une musique décalée.
Les origines de la chanteuse ne sont pas étrangères à sa marginalité. Elle est née dans un petit village de la République de Tuva, en Sibérie méridionale, à la frontière de la Mongolie. L’une de ces contrées dépeuplées, aux plaines sans fin étendues sur le fleuve Ieniseï. Tuva est célèbre pour son chant diphonique, le « khöömei », issu de la tradition chamanique, qui laisse entendre un son principal accompagné d’harmoniques secondaires, produites par une position particulière de la langue, et qui ressemblent au son d’une guimbarde.

 

Sa Ding Ding

Née dans la Mongolie défavorisé, Sa Ding Ding a été influencé par la musique de son ethnie pendant qu’elle vivait avec sa grand-mère où elle resta jusqu’à l’âge de 6 ans. Elle s’est aussi intéressée au Bouddhisme et appris d’elle-même le Tibétain et le Sanskrit. Plus tard, elle déménagea à Pékin pour étudier la philosophie et la musique au « Beijing Central Conservatory of Music ».
A l’âge de 18 ans, elle réalisa son première album éponyme sous le nom de Zhou Peng pour lequel elle reçue le titre de la « Meilleure danseuse/chanteuse de musique Chinoise.
En 2006, la chanson « Holy Incense » a été utilisé pour le film « Prince of the Himalayas », réalisé par Sherwood Hu.
Dans le courant 2007, elle a réalisé Alive, maintenant disponible et téléchargeable dans de nombreux pays.
En 2008 elle gagne le « BBC Radio 3 World Music Award for the Asia-Pacific region », tandis qu’elle réalise un single de deux pistes : « Qin Shang ».
Plus récemment, elle est apparu au festival Womad and the Harrogate aux Royaumes Unis. Elle travaille actuellemment sur un nouvelle album prévu pour fin 2008.

 

Paban Das Baul

Depuis son plus jeune âge, Paban Das Baul est adulé au Bengale pour la beauté de son timbre de voix suave, son génie d’improvisations en tant que percussionniste, sa manière d’entraîner avec lui son public dans une sorte de transe chamanique et pour la grâce de sa danse.
Né en 1961 dans la région de Murshidabad au centre du Bengale, Paban Das Baul incarne à lui tout seul toute la synergie de son pays d’origine : il utilise ainsi les interconnections entre les cultures du tantrisme, du vaishnava, du sufi et du bouddhisme, pour enrichir sont art et sa musique.
En perpétuelle quête de recherche musicale, Paban fabrique lui même les différents instruments qu’il pratique. Du dubki petit tambourin joué traditionnellement par les fakirs, au khamak dont le nom d’origine veut dire « vague de joie », en passant par le dotora (sorte de luth à cinq cordes) et une multitudes d’autres percussions traditionnelles, Paban est un multi instrumentiste hors du commun.
Depuis quelques années, Paban navigue entre sa terre d’origine et la France où il s’est installé, composant et travaillant aux côtés de Mimlu Sen, sa compagne, avec des musiciens du monde entier. Il a notamment travaillé avec le Cheick Tidiane Seck du Mali, avec lequel il a su donner une dimension plus africaine à la musique Baul.
C’est paradoxalement avec un album de « world-fusion », Real Sugar paru chez Real World que Paban Das Baul a imposé l’intérêt des médias et du public sur la musique folklorique du Bengale et le monde des Baul.

 

OKNA TSAHAN ZAM
CHANT DIPHONIQUE MONGOL

Quand le maître du chant diphonique rencontre l’occident…
Aujourd’hui, ce personnage au look impressionnant est devenu l’un des plus grands maîtres du Khoomei (chant diphonique) et parcours le monde depuis 10 ans, de salles en festivals.
Okna Tsahan Zam est le représentant incontournable et charismatique du chant diphonique et de la culture mongolo-kalmouke. Qu’il parle, murmure, gronde ou improvise des envolées diphoniques, la puissance évocatrice de la voix et des mélodies permet à Okna de communiquer avec tous les publics en réconciliant Nature (dont ces fameuses mélodies qui évoquent le galop du cheval) et Technologie, Orient et Occident. La puissance et la gravité de sa voix n’empêchent pas Okna Tsahan Zam d’être fan de Pink Floyd et des musiques planantes. Entre « roots » ou high-tech pour un voyage entre ciel et steppe où l’épique rejoint l’incantatoire.

 

 

 

 


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VOIX D’AFRIQUE

 

 

Dobet Gnahoré

En devenant quartet, l’ancien duo « Ano Neko » a preféré mettre le nom de sa charismatique chanteuse en avant, Dobet Gnahoré est aujourd’hui sur le devant de la scène. L’histoire d’Ano Neko commence lorsque Colin Laroche de Féline débarque en Côte d’Ivoire et pose sa guitare dans le village d’artistes de Ki Yi M’Bock . Délaissant quelque peu sa formation jazz et classique il s’imprègne des rythmes et se lie à Dobet « Valérie » Gnahoré, fille d’un des fondateurs du village, Boni Gnahoré.

 

 

Anina Alaouii

Amina Alaoui (née en 1964 à Fès) est  remarquée dès son plus jeune âge par le célèbre maître Ahmed Piro, est considérée par le musicologue marocain Ahmed Aydoun comme une « (…) artiste de grand talent (qui) possède une gamme de nuances, de fioritures et une richesse d’expressions et de sensibilité, fruit d’un travail en profondeur dans toute la littérature musicale du Moyen Âge ». Née  dans l’ancienne capitale impériale et capitale de l’Andalousie, elle restitue, dans le respect de la tradition arabo-andalouse du Tarab El-Gharnati, les voluptueuses subtilités d’un art complexe. Les seize titres de Gharnati, son premier album enregistré en 1995 et suivi plus tard par Alcantara, assoient définitivement sa réputation et sa popularité.

 

Amal Murkus

Née le 11 juillet 1968 dans le village « Kafr yassif », en Palestine, Amal Murkus commence à chanter alors qu’elle n’a que cinq ans. Agée de 10 ans, elle apparaît pour la première fois à la télévision en participant à un concours de chant pour enfants à Qatar.
Elle continue à chanter tout en continuant ses études quand, en 1986, elle fait un duo avec le chanteur juif Alone Olarchik dans une chanson intitulée « Oghniyat essalém ». Elle fait un autre duo avec la chanteuse Say Hayman pour la chanson « Yotlikoun énnar wa yabkoun ». Dès lors, Amal Murkuss’investit dans ses propres chansons en collaborant avec le musicien Nizar Zrik.
Ses chansons portent des messages de paix et de révolte, ce qui lui permet de participer à différentes manifestations contre la guerre. En 1990, Amal met entre parenthèse sa vie de chanteuse, elle s’intéresse à son métier d’actrice et de présentatrice.
Elle sort son premier album « Amal » en 1998, le deuxième intitulé « Chawk » en 2004 et le troisième nommé « Naanaa ya naana » en 2007.

 

Dorsaf Hamdani
Dorsaf Hamdani (née en 1975) est une chanteuse et musicologue tunisienne. A l’âge de vingt ans, en 1995, elle participe à un festival célèbre à Amman et est récompensée avec une médaille. Elle poursuit des études en musicologie et obtient un DEA à l’Université Paris IV, la Sorbonne. Elle chante le répertoire traditionnel tunisien et arabe à l’étranger avec un timbre unique et justesse, une technique de chant appréciable pour ne pas dire irréprochable et une sensibilité à fleur de peau. Dorsaf Hamdani a apparemment tout pour plaire. La chanteuse nous semble, en effet, habituée à jouer sur les cordes sensibles d’un public nostalgique. Elle excelle, d’ailleurs, dans ce domaine: les Khalthoumyet, les Ismahinet, ainsi que les registres liturgiques. Elle sait varier les styles, tenter toutes les musiques, chanter plusieurs langues de plusieurs manières…Dorsaf Hamdani incarne la réinvention, dans la continuité, du répertoire des noubas tunisiennes.

Ali Reza Ghorbani
AliReza Ghorbani naît en 1972 à Téhéran, (iran) dans une famille religieuse coranique1. Très jeune, il découve la musique persane classique en écoutant à la radio iranienne le chanteur Gholam-Hossein Banan (en persan : غلامحسين بنان), grand maître du chant persan qui décèdera en 1962. En dépit de son jeune âge et de la complexité de cette forme d’expression vocale, propre à la tradition persane, ottomane et arabe, il apprend à maîtriser sa prosodie, sa cantillation (amplification de la parole, entre la récitation uniforme et la psalmodie) et les techniques de l’éclat des tahrir (« coups de glotte »)2. Transmis par tradition orale, cet art subtil du chant est à la fois sensuel et empreint de mysticisme : sa recherche personnelle va rapidement imposer son talent d’interprétation de premier ordre d’abord reconnu en Iran, puis en France et maintenant plusieurs pays du monde arabophones ou non.
Ali Reza Ghorbani est l’un des chanteurs les plus prometteurs de la jeune génération du chant persan. Il maîtrise aussi bien le radif que le tasnif.

Ndongo Lucky Diop
Ndongo Lucky Diop est né à Ziguinchor, en Juillet 1964. Son surnom est Lucky. Il appartient à la tribu Diola (Jola), l’une des rares tribus où tout le monde est un musicien. La position de son père dans le département de la justice lui a donné l’occasion d’aller dans le Nord du Sénégal (Podor et de Saint-Louis) pour apprendre plus sur la musique dynamique des Toucouleurs et Wolofs.

 

 

Ayub Ogada
Ayub Ogada est un musicien-chanteur-compositeur kényan d’origine luo né en 1952 à Mombasa. C’est, actuellement, le plus grand joueur virtuose de nyatiti (une lyre ancestrale jouée par les Luo du lac Victoria) et un excellent joueur de djembé
A l’âge de six ans, il suit ses parents (aussi musiciens) aux États-Unis d’Amérique alors que son père était étudiant en médecine. De retour au Kenya, il termine ses études dans une école catholique puis dans un pensionnat anglais avant de d’obtenir un emploi au Centre culturel français de Nairobi et de co-fonder le groupe African Heritage Band en 1979.
En 1989, il émigre en Grande-Bretagne « armé » de sa lyre nyatiti et débute comme artiste de rue avant de jouer avec le guitariste Zak Sikobe (également du Kenya) dans le groupe Taxi Pata Pata, de former le groupe Rafiki Orchestra et, surtout, d’être remarqué par Peter Gabriel grâce à qui il peut enregistrer, en 1993, son premier album appelé En Mana Kuoyo (« Juste un peu de sable » en luo) sous le label Real World et se produire au festival WOMAD de Redmond en 1998.

Ladysmith Black Mambazo
Ladysmith Black Mambazo est un groupe vocal sud-africain, fondé en 1960 par Joseph Shabalala. Célèbre pour ses performances a cappella, il est représentatif des styles mbube et isicathamiya. Sa composition a évolué au fil des années. Il a été rendu mondialement célèbre grâce à sa participation à l’album de Paul Simon Graceland.
Depuis les années soixante, le groupe vocal (et paradoxalement masculin) Ladysmith Black Mambazo est l’ensemble a capella le plus célèbre d’Afrique du Sud. Spécialiste du style de chant puissant mbube, et de son dérivé plus harmonieux l’isicathamiya, né dans les mines du pays, lauréat de Grammy Awards en reconnaissance de ses qualités artistiques, l’attention internationale s’est portée sur Ladysmith Black Mambazo grâce à sa participation en 1986 à l’album de Paul Simon Graceland. On a également pu les entendre aux côtés de Ben Harper, Stevie Wonder, Dolly Parton, ou…l’English Chamber Orchestra. Depuis ses débuts, la troupe a connu plus de trente chanteurs différents, enregistré plus de quarante albums, et vendu sept millions de disques.

 

Dimi Mint Abba
Issue d’une prestigieuse lignée d’Iggawin (équivalent des griots africains ou des troubadours occitans), Dimi Mint Abba chante les poésies anciennes, les épopées fondatrices des empires passés et les amours tragiques des amants transis. Ses chants incarnent toute la mémoire d’un peuple. Ali Farka Touré affirmait souvent qu’elle était sa chanteuse préférée.
Située aux confluences des musiques arabes et d’Afrique noire, la musique mauritanienne est une musique savante, basée sur une structure modale complexe (en cela, elle se rapproche de la musique orientale).Chacun des cinq modes renvoie à une émotion, chaque mode s’apparente à des gammes différentes : blues, jazz, arabo-andalou…C’est sans doute ce qui donne à cette musique si originale une dimension universelle, une approche si instinctive en dépit de sa complexité.

Ablaye Cissokho
Incontestablement , Ablaye offre un écrin brillant à une culture traditionnelle qui revisite la plus talentueuse et magique des façons. Seul sur scène avec son instrument Cissokho transporte le spectateur vers Saint-Louis sa ville adoptive grâce à des bandes sonores important les bruits du marché, ceux de la mer et du village. Un chaleureux contraste qui sert par moment d’introduction à certains morceaux. Abdoulaye Cissokho représente l’africain dans toute sa splendeur : beau, noble, souriant, révolté indigné, ensoleillé dragueur, généreux. A travers ses chansons il fait vivre tous les aspects de son quotidien qu’il représente tantôt en français, avant de s’envoler en wolof. L’artiste berce littéralement son public avec son instrument qu’il maîtrise à la perfection, la kora 24 cordes pincées avec les deux mains comme une limpide harpe mais aussi comme des violons permettant l’harmonie d’une guitare avec la splendeur du clavecin un très bel instrument au son merveilleux frisant parfois le mode oriental.

 

Idrissa Soumaoro
Regard vif, verbe fluide et bonté naturelle caractérisent au premier abord Idrissa Soumaoro. Compositeur interprète, il est l’auteur d’une œuvre singulière au sein de la chanson malienne qui a travaillé avec notamment Ali Farka Touré, Salif Keïta ou Amadou & Mariam. En dépit d’un talent constant, ses enregistrements sont extrêmement rares. On recense seulement trois albums en quarante ans de carrière! Peu connu à l’étranger, il est cependant une personnalité incontournable de l’histoire de la musique malienne. C’est à ce titre que Rokia Traoré, présidente du jury Découverte RFI 2004, avait voulu récompenser Soumaoro pour son second album Kote, alors en compétition. Elle voulait honorer cette légende méconnue de la musique malienne et la faire connaître au monde. Sept années plus tard, l’album Djitoumou, produit par Ibrahima Sylla et publié par Lusafrica, confirme l’immense talent d’interprète et de compositeur d’Idrissa Soumaoro

Habib Koité & Bamada
Issu d’une grande lignée de griots Khassonké, Habib Koité vient tout naturellement à la musique.
Son grand-père était un virtuose du n’goni (instrument traditionnel), son père jouait de la guitare et sa mère chante toujours aujourd’hui.
Le groupe est également composé de Souleymane Ann à la batterie et au chant, d’Abdoul Wahab Berthé à la basse, et de Boubacar Sidibé à la guitare, à l’harmonica et au chant.
Ils aiguisent leurs talents lors de leurs nombreux concerts au Mali et la complicité qui existe entre eux lors de leurs prestations en public est évidente et fait leur force.
Imprégné des légendes de son pays sans occulter les réalités de la société actuelle, Habib Koité a développé son propre style; mélange de musique et d’instruments traditionnels maliens (tamani, balafon, n’goni,…) s’alliant harmonieusement au son particulier de sa guitare qu’il joue tel un « kamalé n’goni ».

 

Pape & Cheikh
La musique traditionnelle africaine a acquis ses lettres de noblesse dans le monde entier. Mais rares sont ceux qui ont songé à associer l’Afrique avec le ‘folk’ occidental (guitares et protest songs), jusqu’au jour où deux types armés de leurs guitares se sont glissés entre deux sets lors d’une soirée consacrée à Dakar dans le cadre du ‘Urban Beats Festival’ au Barbican Center à Londres l’an dernier. Bien que très populaires dans leur pays natal, le Sénégal, Pape et Cheikh étaient quasiment inconnus en Europe. Ils ont immédiatement conquis le public grâce à leur énergie et à leurs mélodies bouleversantes.

 

Rokia Traoré
Rokia Traoré est Bambara. Elle se distingue par son style artistique mêlant tradition malienne (musique mandingue) et modernisme occidental. Comme son père était diplomate, elle a beaucoup voyagé dans sa jeunesse : Algérie, Arabie saoudite, France et Belgique. Elle s’entoure d’une équipe formée à l’école de la tradition. Ses musiciens utilisent surtout les instruments traditionnels : balafon, n’goni, karignan, guitare, djembé, yabara mais sa voix reste libre de s’éloigner des canons esthétiques établis. Rokia Traoré adapte sa musique à son temps et à ses préoccupations sans a priori, ni contrainte extérieures.
Très influencée par Billie Holiday, Rokia participera aux États-Unis en 2005, au spectacle « Billie & Me » consacré à la vie de la chanteuse légendaire.

Richard Bona
Imaginez un artiste qui ait la virtuosité de Jaco Pastorious, la fluidité vocale de George Benson, le sens de la chanson et de l’harmonie de Joao Gilberto, le tout mélangé à la culture africaine, vous avez Richard Bona. Issu d’une famille musicienne (grand-père griot et percussionniste, maman chanteuse), Richard Bona naît à Minta, au centre du Cameroun, en 1967. Ses proches évoquent un enfant capricieux, qui pleurait tout le temps, jusqu’au jour où des musiciens sont venus passer une journée dans la maison familiale. Fasciné par le balafon, Richard, qui a alors quatre ans, trouve sa voie pour sécher ses larmes et son grand-père lui offre son premier instrument. Un an plus tard, il joue dans l’église de son village natal avec sa mère et ses quatre sœurs. Très vite, il se taille une solide réputation et ses prestations sont appréciées lors des baptêmes, mariages et autres cérémonies. Comme nombre de musiciens africains, Richard doit faire preuve d’imagination pour fabriquer ses instruments. Ingénieux bricoleur, il conçoit sa guitare à douze cordes avec des câbles de freins de vélo.

 

 

 

 


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Written on décembre 26th, 2011 , Voix Tags:
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