Pour télécharger le document 203-Du son de sa voix à la parole et au chant – émergence du parler

Temps 20 mn

Deux par deux

Phase 1 :

Une personne (B) est debout devant l’autre (A), son partenaire qui va l’accompagner. Elle a les yeux fermés. A va chercher à ce que B lâche prise sur son corps, jusqu’à devenir une poupée de chiffon. B garde une tonicité au niveau de sa structure vertical, autour de son axe que la colonne vertébrale matérialise. Pour cela, A va commencer tout doucement par des petits mouvements des poignées de B. En créant parfois des relâchés imprévus dans son soutien ou dans son mouvement. A va ainsi délier B, en étendant son champ d’action, vers les bras, les épaules, le torse, le bassin. La tête de B n’est pas du tout manipulée, par contre A est vigilant pour que B garde son port de tête. Si A sent que B et du plus en plus fluide, et que le lâché gagne du terrain. Il peut lancer des petits impulses dans le corps de B, avec cette vision de créer du relâché dans la partie thoracique de B. Dans la zone du plexus et de favoriser une fluidité dans le torse de B. Ces impulses seront appliqués autour des épaules, du bassin, une impulsion accompagnante et impliquant un mouvement circulaire autour de la colonne vertébrale de A.

Puis on inverse

Phase 2 :

Le contenu pour A est le même. B se met à parler en murmuré dans son langage imaginaire, dès que A commence à agir sur lui. Il laisse « s’échapper » son phrasé. Le mouvement provoqué par A est conduit par l’écoute de ces échappés du souffle dans le langage murmuré de B. B dans la mesure du possible, utilise des chuintantes ou des percutantes sans qu’il n’y ai de voix dans le corps, juste du souffle. C’est un peu comme une danse à deux, autour du phrasé murmuré du langage de A

Puis on inverse

Phase 3:

Sur une pulse et un jeu rythmique, complétement appuyé sur le corps, partir du phrasé d’un langage imaginaire murmuré de chacun. Dans une idée de créer des boucles rythmiques qui s’entrecroisent, que ce soit à deux ou plus. La vigilance est surtout de pas mettre de voix dans le corps et de maintenir la dynamique autour du souffle dans le phrasé en s’appuyant le plus fortement sur l’accompagnement du geste dans le corps pour soutenir le propos.

 

 

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