Une Australienne décode les pleurs des bébés

Une Australienne a identifié les sons réflexes que produisent les nouveau-nés selon leurs besoins. Elle en a dressé un lexique universel

C’est une situation à laquelle tout jeune parent a été confronté au moins une fois dans sa vie: se retrouver totalement démuni face à un nouveau-né dont les pleurs ne cessent de monter en intensité, alors que l’on a tout essayé pour le calmer. Ou quand on se dit, désemparé au bout de l’ixième nuit blanche, que l’on aurait vendu père et mère pour que bébé soit livré avec un mode d’emploi.

Extrait de l’article de Sylvie Logean sur le Temps

Désespérée, l’australienne Priscilla Dunstan l’a aussi été. Dès la naissance de son fils Tom, cette chanteuse lyrique possédant l’oreille absolue, était persuadée que ses pleurs signifiaient quelque chose. «Sauf que ce sens m’échappait complètement! Et il pleurait beaucoup, explique-t-elle en préface de son ouvrage Il pleure que dit-il? Décoder enfin le langage caché des bébés, tout juste traduit en français (JC Lattès). Quand il se calmait, je ne savais pas ce qui avait fait cesser ses hurlements; ni pourquoi il dormait par petits bouts de cinq ou de dix minutes puis se réveillait en criant. Quoi que je fasse, rien ne semblait l’aider vraiment. Je me sentais au plus bas: moi, sa mère, je n’arrivais pas à satisfaire ses besoins et à interrompre ses pleurs.»

Les premiers pas vers le bout du tunnel ont lieu une nuit de 1998 vers 3h de matin. Alors que son fils hurle dans ses bras, Priscilla Dunstan décide d’utiliser sa faculté à identifier les sons, pour tenter de comprendre ce que cherche à exprimer son nouveau-né à travers ses pleurs. «Je ne me sentais pas à la hauteur avec un bébé, mais je me savais douée avec les sons, en particulier avec les structures sonores.»

L’Australienne tient alors un journal où elle note systématiquement les noms phonétiques des sons produits par son fils, de même que la façon dont elle procède si elle parvient à le calmer. «Progressivement, une cohérence a émergé: certains sons s’associaient systématiquement à la même solution. Petit à petit, notre vie est devenue plus paisible.» En savoir +

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