Tambour du pays mandingue, le djembé a pour origine une région située de part et d’autre de la frontière qui sépare le Mali de la Guinée Conakry. Les ethnies qui pratiquent cet instrument depuis le plus longtemps sont les Malinké (auxquels on attribue généralement la paternité de ce tambour), les Wassoulounké, les « Bamanan du sud » et les Soninké. Les Khassonké et les Bamanan du Kharta, ainsi que d’autres groupes ethniques du Mali ou des pays avoisinants l’ont vraisemblablement adopté ultérieurement, à des époques plus ou moins reculées, certains d’entre eux ne le jouant que depuis quelques décennies. D’après la plupart des percussionnistes, l’apparition du djembé ne semble pas remonter au-delà du XVIIème, voire du XVIème siècle, bien que d’autres la situent autour du XIIIème sciècle.

      Tambour du pays mandingue, le djembé a pour origine une région située de part et d’autre de la frontière qui sépare le Mali de la Guinée Conakry. Les ethnies qui pratiquent cet instrument depuis le plus longtemps sont les Malinké (auxquels on attribue généralement la paternité de ce tambour), les Wassoulounké, les « Bamanan du sud » et les Soninké. Les Khassonké et les Bamanan du Kharta, ainsi que d’autres groupes ethniques du Mali ou des pays avoisinants l’ont vraisemblablement adopté ultérieurement, à des époques plus ou moins reculées, certains d’entre eux ne le jouant que depuis quelques décennies. D’après la plupart des percussionnistes, l’apparition du djembé ne semble pas remonter au-delà du XVIIème, voire du XVIème siècle, bien que d’autres la situent autour du XIIIème sciècle.

Le nom de l’instrument est une déformation du mot dimmé qui signifie « tambour » en langue soninké. Par ailleurs, le tambour djembé était autrefois appelé « djimbé » et ce, jusque dans les années soixante dix.

Selon la légende, le premier djembé aurait été un mortier usagé sur lequel on aurait eu l’idée de tendre une peau… On peut effectivement avancer l’hypothèse selon laquelle le tambour djembé serait une évolution des tambours-mortiers utilisés à l’époque de l’empire du Wagadou que l’on retrouve aujourd’hui sous la forme du solidounoun bamanan et autres petits tambours-mortiers frappés avec les mains.

      Il aurait été au début l’apanage des seuls forgerons qui ne le jouaient qu’à l’occasion de la fonte du minerai de fer. Il était alors plus petit et se jouait avec les deux index de manière discrète. Par la suite, sa pratique se démocratisa et n’importe quel individu (de la gent masculine) put en jouer, qu’il soit agriculteur, griot ou forgeron, mais c’était toujours le forgeron qui le sculptait. […]

Avant de devenir l’instrument soliste éclatant que l’on connaît aujourd’hui, le djembé fut donc dans un deuxième temps un instrument d’accompagnement ; il servait effectivement à soutenir le chant et la danse au même titre que les autres instruments, tels que variablement le bala, le n’tama, le dounoun ou le djidounoun.   (Source : Mémoires de djembéfola, Essai sur le tambour djembé au Mali, Julien Comtet, L’Harmattan, 2012) En savoir +

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