Ramakant et Umakant Gundecha

Les deux frères Ramakant et Umakant Gundecha sont considérés comme les ambassadeurs de la musique classique indienne, du chant dhrupad.

Disciples et dignes représentants de l’école Dagar, les deux frères sont les promoteurs naturels du dhrupad (abréviation populaire de dhruva-pāda) : “dhruva” signifie fixe, pemanent comme l’étoile polaire, et “pada” le texte poétique. Le style classique, dhrupad, se développa sous l’impulsion de Râjâ Mân Singh (1486-1525) à Gwalior. C’est ce style qui s’est perpétué jusqu’à nos jours, entre autres, grâce à la tradition dagarvani, qui s’est développée sur vingt générations.

Ramakant et Umakant Gundech sont aussi les fondateurs de l’Institut Bhopal, dans l’Etat indien Bhopal  Madhya Pradesh, où ils accueillent des élèves du monde entier. Ils arrivent en Bulgarie après une série de concerts et séminaires en Amérique du Nord et en Europe. Leur duo est aussi connu sur les scènes d’Asie, Australie et Afrique.

La musique classique indienne originelle est basée sur la série harmonique naturelle – la loi naturelle des vibrations – alors que la musique occidentale est basée sur une division artificielle des notes. Sur la scène à Sofia, les deux frères seront accompagnés par des interprètes de tanpura et de pakhawaj, des instruments anciens qui font partie de la tradition dhrupad. Et si la tanpura rappelle la cithare, le pakhawaj est un instrument à percussion unique en son genre, capable de reproduire un son profond et rauque, à forte résonnance.

A la base du dhrupad se trouve un poème rythmé de quatre vers pour lequel il n’y a pas de règles concernant la prosodie ou le nombre de syllabes. Le sujet des poèmes est l’ivresse de l’amour et ses merveilleux effets sur le cœur humain.Le dhrupad est le plus classique des styles de chants indiens, il a conserve son identité au fil des siècles en continuant d’adhérer à la grammaire du style et il demeure contemporain comme chant grâce à la part dominante de la libre improvisation lors du récital. Tous les instruments à corde sont indiqués pour interpréter le dhrupad, même la flûte et le saxophone. Et pourtant la musique de l’Inde est le plus souvent associée à l’harmonium qui se prête le mieux à ses rythmes. Une des particularités du style des « Gundecha Brothers » est l’utilisation des micro tons /l’équivalent qu’un quart de ton/.

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